Peugeot Partner Tepee à éviter : Liste des modèles

Le Peugeot Partner Tepee est un ludospace lancé en 2008 qui séduit par sa modularité et son espace généreux. D’un autre côté, certains millésimes et motorisations présentent des défauts récurrents qui peuvent transformer l’achat d’occasion en véritable gouffre financier. Avant de craquer pour ce monospace compact, il est essentiel d’identifier les versions problématiques et de connaître les points de vigilance pour éviter les mauvaises surprises.

Les générations et millésimes à risque du ludospace

Les modèles produits entre 2008 et 2011 constituent la période la plus problématique du Partner Tepee. Cette première génération accumule des défauts de jeunesse majeurs : fiabilité médiocre, électronique capricieuse, finitions approximatives et problèmes mécaniques fréquents. Le taux de panne atteint 23% selon l’étude DEKRA 2023, plaçant ce ludospace en queue de peloton de sa catégorie.

La période 2008-2012 se démarque par des défaillances d’étanchéité, des dysfonctionnements électroniques et l’absence de filtration FAP efficace sur certaines motorisations. Les infiltrations d’eau dans l’habitacle, les joints de pare-brise défaillants et la corrosion précoce des bas de caisse constituent des problèmes structurels non corrigés durant ces années. Les modèles 2012-2014 bénéficient d’améliorations cosmétiques après le restylage, mais conservent les mêmes blocs moteurs problématiques.

La deuxième génération 2015-2018 améliore l’habitabilité et la consommation, mais certaines finitions maintiennent les motorisations HDi héritées des versions précédentes. Il faut privilégier les exemplaires post-2015 équipés des moteurs BlueHDi 100 ch ou 120 ch, nettement plus fiables et mieux notés en termes d’agrément de conduite. Les Partner Tepee post-2018 intègrent la motorisation BlueHDi Euro 6 qui corrige les défauts d’encrassement, améliorant considérablement la fiabilité globale.

Les motorisations diesel et essence à fuir absolument

Le moteur 1.6 HDi 75 ch produit entre 2008 et 2012 cumule les problèmes : manque de puissance, injecteurs défaillants, turbo fragile avec fuites d’huile, surconsommation d’huile et pompe à eau capricieuse. Le turbo est souvent endommagé par la suie provenant des fuites d’injecteurs, nécessitant un remplacement complet coûtant entre 1200 et 2500 euros.

Le 1.6 HDi 90 ch des années 2008 à 2011 souffre de casse moteur, FAP encrassé et colmaté, usure prématurée et problèmes d’injection. Ces défaillances surviennent couramment entre 60 000 et 100 000 kilomètres. Le 1.6 HDi FAP 110 ch (2008-2010) partage les mêmes défauts d’injection et d’encrassement.

Les moteurs 1.6 e-HDi 92 ch, 112 ch et 115 ch cumulent grippage d’injecteurs, problèmes de FAP, volant moteur fragile et système Stop & Start défaillant. Le remplacement d’un jeu d’injecteurs coûte environ 800 euros, et chaque injecteur coûte entre 250 et 300 euros pièce. Ces motorisations nécessitent souvent des interventions coûteuses passé les 120 000 kilomètres.

Côté essence, le 1.6 VTi 120 ch (2009-2015) présente une consommation d’huile excessive, une chaîne de distribution fragile et un encrassement moteur problématique. Le 1.2 PureTech 110 ch (2015-2018) souffre de problèmes de courroie de distribution humide et de surconsommation d’huile. Les moteurs essence 1.6E 90 ch et 110 ch (2008-2009) présentent également des dysfonctionnements électroniques liés à la gestion moteur.

Motorisation Années Problème principal Coût moyen réparation
1.6 HDi 75 ch 2008-2012 Turbo et injecteurs 1200-2500 €
1.6 HDi 90 ch 2008-2011 FAP et injection 800-2000 €
1.6 e-HDi 112 ch 2009-2013 Injecteurs et volant moteur 800-1500 €
1.6 VTi 120 ch 2009-2015 Chaîne de distribution 500-700 €

Les défauts chroniques qui plombent le budget d’entretien

La boîte pilotée BMP6 constitue un point noir majeur avec ses nombreux problèmes d’embrayage, ses défaillances de capteurs et ses dysfonctionnements fréquents. Le remplacement d’embrayage coûte entre 800 et 1000 euros. Les suspensions trop souples provoquent un mauvais filtrage sur routes bosselées, des vibrations à l’arrière et un roulis important dans les virages. Les amortisseurs produisent des claquements même à faible kilométrage, avec une usure rapide parfois dès 60 000 km et un coût de remplacement oscillant entre 800 et 1200 euros.

L’insonorisation défaillante représente le point faible numéro 1 du Partner Tepee. Le véhicule devient bruyant dès 90 km/h avec des sifflements d’air provenant des rétroviseurs, montants de portes et joints de fenêtres. Les problèmes électriques touchent la centralisation des portes, les vitres électriques défaillantes, les bugs d’affichage du tableau de bord et le système Stop & Start capricieux.

Les infiltrations d’eau dégradent l’isolation et génèrent des odeurs persistantes. La courroie de distribution nécessite un remplacement tous les 80 000 à 120 000 km pour un coût oscillant entre 500 et 700 euros. Si des problèmes électroniques apparaissent, notamment avec un voyant Adblue qui reste allumé après remplissage, cela peut révéler des dysfonctionnements plus profonds du système de dépollution.

Comment acheter malin et quelles alternatives privilégier

Avant tout achat, vérifiez scrupuleusement le carnet d’entretien et les factures pour retracer toutes les interventions. Examinez minutieusement sous le capot pour rechercher des fuites d’huile, vérifier l’état des durites et du circuit de refroidissement. Effectuez un essai routier complet dans différentes conditions, en étant attentif aux bruits suspects, vibrations anormales et accoups.

Privilégiez impérativement les modèles post-2015 avec motorisations BlueHDi 100 ch ou 120 ch, reconnus pour leur fiabilité nettement supérieure. Optez pour des véhicules avec un historique limpide, un kilométrage modéré inférieur à 150 000 km et un premier propriétaire unique. Le budget d’entretien annuel varie entre 900 et 1200 euros pour les modèles anciens 2008-2012, contre 700 à 1000 euros pour les versions 2015 et après.

Si les risques semblent trop importants, plusieurs alternatives fiables méritent votre attention :

  • Citroën Berlingo : meilleure insonorisation, capacité de chargement supérieure (775 litres), finitions plus soignées
  • Renault Kangoo série 2 : fiabilité éprouvée, bonne tenue de route, châssis plus rigide
  • Volkswagen Caddy : finition supérieure, comportement routier au top, 18% de défaillances selon DEKRA
  • Dacia Dokker : alternative simple, économique et très fiable

Ces alternatives proposent un meilleur rapport qualité-prix-fiabilité, avec des motorisations modernes plus économiques et moins sujettes aux pannes majeures. Le Berlingo affiche 18% de défaillances et le Kangoo 20%, contre 23% pour le Partner Tepee.

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