Permis de conduire : quels sont les prénoms qui réussissent le plus ?

Alexis, Alice, Florian : ces prénoms affichent les meilleurs taux de réussite à l'examen pratique du permis de conduire selon une étude d'En Voiture Simone portant sur 31 022 passages en 2025. À l'opposé, Sara ne décroche le précieux sésame qu'une fois sur trois. Un écart de près de 38 points qui mérite quelques explications.

Chaque année, l'auto-école en ligne En Voiture Simone épluche les résultats de ses candidats pour en tirer un classement original : les prénoms qui réussissent le mieux, et ceux qui peinent davantage, à l'examen pratique du permis de conduire. L'édition 2025 repose sur l'analyse de 31 022 examens pratiques, avec une règle méthodologique claire : seuls les prénoms ayant enregistré au moins 30 présentations sont retenus, pour garantir une comparaison statistiquement fiable.

Le résultat est aussi amusant que contre-intuitif. Et avant d'aller plus loin, les auteurs de l'étude le précisent eux-mêmes : ces données sont à prendre avec humour, le prénom n'ayant aucun rapport direct avec l'obtention du permis.

Alexis et Alice dominent le classement des taux de réussite au permis

Les prénoms en tête de peloton

Alexis et Alice partagent la première place avec un taux de réussite identique de 68,2 %. Derrière eux, Florian complète le podium à 67,3 %. Plus loin dans le classement, Eva atteint 61 % et Claire 60,4 %. Ces cinq prénoms forment donc le groupe de tête d'une étude qui, au-delà de son côté ludique, reflète des réalités bien concrètes sur la préparation et le passage de l'épreuve.

Ce qui frappe d'emblée, c'est l'homogénéité relative du haut du classement : entre Alexis et Claire, l'écart ne dépasse pas 8 points. Le groupe de tête semble partager des profils de candidats suffisamment préparés pour aborder l'examen avec confiance.

Les prénoms qui accumulent les difficultés

La situation est tout autre en bas du tableau. Sara affiche un taux de réussite de seulement 30,3 %, soit moins d'une chance sur trois de valider l'épreuve au premier essai. Maëlle ne fait guère mieux à 35,9 %, suivie de Jeanne à 39,7 % et David à 42,3 %. Guillaume et Adam figurent également sous la moyenne, sans que des chiffres précis soient communiqués pour ces deux prénoms.

L'écart entre le meilleur et le moins bon taux atteint ainsi près de 38 points de pourcentage, une amplitude qui interroge, même si l'interprétation reste délicate.

Le prénom n'explique rien, mais le stress et la préparation expliquent tout

Pourquoi ces écarts existent malgré tout

Les spécialistes mentionnés dans l'étude sont formels : les variations observées ne reflètent aucune capacité individuelle liée au prénom. Ce serait évidemment absurde de le croire. Mais alors, que révèlent réellement ces chiffres ?

Trois facteurs reviennent systématiquement pour expliquer les disparités de résultats à l'examen pratique du permis de conduire : le stress, la préparation et le contexte personnel. Un candidat qui aborde l'épreuve dans un état d'anxiété élevé, avec un entraînement insuffisant ou dans une période de vie compliquée, a statistiquement moins de chances de réussir, indépendamment de son identité. Ces variables humaines, difficiles à quantifier, se retrouvent agrégées derrière les prénoms dans les données d'En Voiture Simone.

Résultat : le classement dit moins quelque chose sur les prénoms que sur les cohortes de candidats qui les portent, à un moment donné, dans un contexte particulier.

Ce que la méthode permet vraiment de mesurer

Le seuil de 30 présentations minimum par prénom est la clé de voûte méthodologique de l'étude. Sans ce filtre, n'importe quel prénom rare avec un seul candidat chanceux pourrait se retrouver à 100 % de réussite. En imposant ce plancher, En Voiture Simone s'assure que les taux observés reposent sur un volume suffisant pour avoir une valeur indicative.

Mais cette valeur reste indicative, justement. Les 31 022 examens analysés concernent exclusivement les élèves de cette auto-école en ligne, ce qui introduit un biais de sélection : les candidats qui choisissent une formation dématérialisée ne sont pas forcément représentatifs de l'ensemble des postulants au permis en France.

Le classement 2024 confirmait déjà des tendances similaires

L'étude 2025 n'est pas la première du genre. Le classement 2024 d'En Voiture Simone avait lui aussi identifié des prénoms en difficulté, avec une répartition par genre. Chez les hommes, Antoine, Thomas et Hugo figuraient parmi ceux qui rataient le plus souvent l'examen. Chez les femmes, Clara, Marie et Manon occupaient les dernières places de ce palmarès peu enviable.

Certains de ces prénoms ne réapparaissent pas dans le classement 2025, ce qui illustre bien la volatilité de ces données d'une année sur l'autre. Un prénom qui concentre des candidats peu préparés une année peut très bien se retrouver en tête la suivante, si la composition du groupe change. C'est d'ailleurs l'argument principal pour ne pas tirer de conclusions hâtives de ce type de classement.

Pour les futurs conducteurs, les vrais déterminants de la réussite restent les heures de conduite accumulées, la qualité de la formation et la capacité à gérer la pression le jour J. Que vous vous appeliez Alexis ou Sara, choisir la bonne voiture pour les leçons et apprendre à anticiper les situations imprévues sur la route comptent bien davantage qu'un prénom. Et une fois le permis en poche, d'autres défis attendent les nouveaux conducteurs, comme surveiller certains bruits inhabituels qui peuvent signaler un problème mécanique sérieux.

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