Fiat 500 : Quel modèle à éviter ?

La Fiat 500 représente une icône incontestée de l’automobile italienne, séduisant par son design rétro et son charme unique. Cette citadine compacte figure parmi les modèles les plus prisés du marché français de l’occasion. En revanche, derrière cette apparence sympathique se cache une réalité plus nuancée en matière de fiabilité mécanique. Certaines versions brillent par leur robustesse tandis que d’autres accumulent les problèmes techniques récurrents. Identifier les modèles problématiques devient crucial pour éviter des dépenses imprévues et profiter sereinement de cette voiture au caractère si particulier.

Les versions problématiques à écarter absolument

Les Fiat 500 produites entre 2007 et 2015 concentrent plusieurs défauts majeurs. Les premiers millésimes souffrent notamment d’un embrayage particulièrement fragile, qui s’use anormalement vite et nécessite un remplacement dès 100 000 kilomètres. Cette intervention coûte entre 800 et 1200 euros chez le garagiste. Les problèmes électroniques affectent également ces exemplaires avec des dysfonctionnements du verrouillage centralisé, des capteurs défaillants et des bugs d’affichage récurrents. La surconsommation d’huile moteur constitue un autre souci fréquent pouvant endommager durablement la mécanique.

Les modèles diesel 1.3 Multijet commercialisés entre 2010 et 2016 s’avèrent particulièrement risqués. Ce moteur cumule les défaillances avec un turbo fragile nécessitant un changement à 2000 euros, des injecteurs défectueux coûtant jusqu’à 1500 euros, des vannes EGR capricieuses et des problèmes de chaîne de distribution. Le filtre à particules provoque même des casses moteur en raison de la réinjection de gazole lors des régénérations, faisant monter le niveau d’huile au-delà du maximum. Fiat préconisait une vidange tous les 3000 kilomètres pour ces versions utilisées en ville, révélant ainsi la gravité du problème.

Le moteur TwinAir bicylindre des années 2010 à 2014 pose également de sérieux problèmes. Cette mécanique souffre d’une consommation excessive d’huile nécessitant des compléments fréquents, avec des coûts d’entretien atteignant 1200 euros par an. Les vibrations désagréables et le bruit excessif réduisent le confort, particulièrement sur autoroute. Les turbos fragiles, les vannes EGR encrassées et la chaîne de distribution claquant prématurément complètent ce tableau peu réjouissant. Malgré des promesses de performances séduisantes, la consommation réelle dépasse largement les valeurs annoncées.

Modèle Période Principaux défauts Coût moyen des réparations
1.3 Multijet 2010-2016 Turbo, injecteurs, FAP 2000-3500 €
TwinAir 0.9 2010-2014 Consommation huile, vibrations 1200-5000 €
1.2 69ch 2007-2010 Embrayage, boîte de vitesses 800-1500 €
1.6 E-Torq 2014-2018 Surconsommation excessive 500 € par an

Problèmes récurrents touchant l’ensemble de la gamme

Au-delà des motorisations spécifiques, certains défauts affectent transversalement les différentes versions de la citadine italienne. La transmission Dualogic, cette boîte robotisée équipant plusieurs modèles, représente une source majeure de désagréments. Les propriétaires rapportent des changements de rapports brusques, des à-coups violents et des temps de réponse anormalement longs. Dans les cas les plus graves, des pannes complètes surviennent nécessitant un remplacement complet dépassant 3000 euros. La version 1.4 avec cette transmission concentre particulièrement les retours négatifs.

Les dysfonctionnements électroniques touchent pratiquement toutes les générations. Le système de centralisation des portes présente un verrouillage capricieux compromettant la sécurité. Les capteurs de pression des pneus et de stationnement tombent fréquemment en panne, tandis que les phares refusent parfois de s’éteindre automatiquement, déchargeant la batterie. Ces bugs nécessitent souvent le remplacement de modules complets pour un montant oscillant entre 300 et 800 euros. Le système Start and Stop devient généralement inutilisable après quelques années en raison d’erreurs persistantes.

La corrosion précoce constitue un autre point faible sérieux. Certains exemplaires développent de la rouille dès les premières années, particulièrement au niveau des passages de roues et des bas de caisse. Lors d’un achat d’occasion, il convient d’inspecter minutieusement ces zones en recherchant les bulles sous la peinture et les taches suspectes. La suspension et les trains roulants s’usent également rapidement sur les premières générations, avec des amortisseurs, rotules et silentblocs montrant des signes de fatigue prématurée.

Options fiables et conseils pour bien choisir

Heureusement, certaines versions offrent une fiabilité satisfaisante. La Fiat 500 Lounge commercialisée entre 2014 et 2016 bénéficie d’améliorations techniques corrigeant bon nombre des problèmes précédents. Les matériaux intérieurs de meilleure qualité, la suspension plus confortable et la gestion électronique optimisée en font un choix plus sûr. Le moteur essence 1.2 litres produit après 2015 s’avère également plus robuste que les versions antérieures, offrant un bon compromis entre performances et fiabilité.

Pour ceux recherchant davantage d’espace, le Fiat 500X avec certaines motorisations représente une alternative intéressante. Le diesel 2.0 MultiJet de 140 chevaux développant 350 Nm de couple constitue la référence en fiabilité sur la première génération. Sa consommation raisonnable de 5,5 litres aux 100 kilomètres et sa robustesse éprouvée conviennent parfaitement aux gros rouleurs. Le 1.3 MultiJet de 95 chevaux, moins performant mais simple mécaniquement, affiche une frugalité remarquable avec 4,5 litres de moyenne.

La version hybride 1.0 de 70 chevaux lancée en 2020 combine moteur thermique et assistance électrique pour réduire consommation et émissions. Les retours propriétaires s’avèrent globalement positifs sur cette mécanique moderne évitant les problèmes des générations précédentes. Pour un passage au tout électrique, la Fiat 500e récente propose jusqu’à 320 kilomètres d’autonomie, éliminant les soucis mécaniques des moteurs thermiques. Attention d’un autre côté aux versions 2020-2021 ayant connu des dysfonctionnements électroniques.

Lors de l’achat d’une occasion, plusieurs points méritent une vérification approfondie. L’historique d’entretien doit être complet avec des vidanges régulières, particulièrement sur les TwinAir et les diesel. Un essai routier permet de détecter les à-coups de transmission, les vibrations anormales ou les bruits suspects. L’inspection de la carrosserie révèle d’éventuels points de corrosion naissants. Privilégier systématiquement la boîte manuelle plutôt que la Dualogic limite considérablement les risques de pannes coûteuses.

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